mercredi 2 juillet 2014

brûlure de vie ...


Brûlure de vie ...

y a rien à faire, 
chus trop intense
je brûle tout ce qui m'approche
à part ma descendance

même su'l gros break
je roule à mille à l'heure
et même toute en pleurs
j' resplendis comme mille fleurs

et je me leurre, et je te leurre,
et vous vous leurrez
de tout ces petits bonheurs
que vous croyez toujours dû .....

à qui à quoi, pour qui pour quoi,
ça n'peut évidemment pas être juste pour moi
de qui de quoi, par qui par quoi,
ça n'peut évidemment pas v'nir de moi

au pire aller d'un troubadour, d'un va nu pieds illuminé
mais c'est pas cravaté .... encore moins bien plaçé

peut - être bien un magicien, un téméraire , un terrre à terre
un un trop grand amour, un trop petit détour

dans mon jardin abandonné,
toujours brûlé pour la prochaine saison ...

chus trop intense, ya rien à faire
j'reste sur mon île entourée d'eau
ya pas de danger que j'brûle l'univers
entourée ainsi de mille flots

j'verrrai sans doute passer de beaux bateaux
ceux de mes petits enfants pis de leurs descendants
j'verrai passer de beaux bâteaux
mais je reste au quai

ok ok

lundi 9 juin 2014

Cri d'une mère amère



Mars

Les cœurs étouffés par le cash
piétinent les cœurs sans cash

quels cœurs se cachent s'abreuvant de la faim?

Avril

Aguerrie guerrière
aux idées meurtrières
calme sa colère

devant le soleil levant
leve son verre
DE JUS D'ORANGE
devant sa grange

guerrière

Les pieds et mains troués du crucifix
du sang des bêtes abattues
d'odeur mêlée de terre mouillée
de vie perdue de vie venue

Et c'est la guerre
la pacifique
la sournoise
l'hypocrite
l'économique

celle de l'essence et celle du pain
celle de l'aisance de la plaisance de la complaisance
celle d'une surabondance gaspillée
sous les rires gras des maîtres

du déplaisir
d'avoir à dire et à redire
d'avoir à faire et à refaire
à faire et à défaire
les petites les grandes
pis les moyennes misères
que couvent guerres
aguerre
aguerrie
à vie.



Mai

Avec les enfants et les grands-mères
le bon dieu descend dans la rue
à sa place, avec son fils bien-aimé
là où tant de mains se tendent
quémendent simplement leurs droits



Sortir l'Église de l'École
Y faire entrer toutes les sectes
brasser avec une couples de philosophes,
ajouter un grain de psys …

servir, avec prozac, nananeine et bonbonines,
de préférence un soir de jeux
aux agneaux sans défense
aux rejetés
aux malheureux
croupissant au pas de la porte
ramassant une miette ou deux
à la recherche d'une bouée...


la bouée l'a mené à la rue
lui saissant un petit coin
chez les peu nantis
chez les sans-abris

Un p'tit coin de paradis
contre un coin de parapluie
elle ne perdait pas au change
pardi

Ya tant et tant de parapluies
Qu'on ne voit plus les percées de soleil
qui tente de nous faire un
bonjour à la vie

les casseroles sonnent creux
les assiettes s'annoncent vides
l'autonomie se meurt
on lui a volé sa terre, on lui prend ses graines
mais son âme guérie se relève
se rebelle …



Juin

La mère
sur les nerfs
devenue mercenaire

sans la bénédiction du pape
mais avec celle de sa mère
et de sa grand-mère
et de son arrière
venue en rêve la bénir

songe et se pardonne sa rebellion
qui durera, je vous l'assure
un peu plus qu'une saison
son âme en deuil
son cœur en cris
sauvera la moisson.




lundi 28 avril 2014

DÉLIRE D'AMOUR







Craque craquelons craquelettes croque-tambour
Sur la tour tourniquettes papillettes burelesques
À mon tout détour dernier pour mieux détourcraqueler
Le cœur de l'ordinateur essoufflé de respirer
Par le ventre et les conduits enflés scellés seuls
Presque prêts à partir. De minuit à partir.
Celliée en beauté silencieusement belle
Épurée et tremblée d'un surplus par-dessus
Lavée et les yeux ouverts par-dessus l'univers
Pour voir juste un peu où l'on va demain.

Étourdie pervertie d'un pollué rivage ravage
Les larmes saignent vaines sereine épiderme
La veine sereine reigne roi mourant
Par-dessus le derrière qui ne dérange plus guère
Un coup de look et de poudre par derrière le dentier
qui mord mord modicus de bleuïkus de verrusssssses
Attrappées on ne sait où
Ni pourquoi ni pour qui
Puisqu'il n'est plus là.

Et qu'il ne mord plus par dehors
Juste dedans danse panse pense et dispense
De la présence lourde et absente.
Juste une larme une alarme de goutte à compte-gouttes
Qui dégoutte et dégoûte son passé avec elle
Dans le replis de sa joue qui reste aplatissée de départ.

Partie partir pour partie de collage
De détour en détour pour masquer les contours
Sublimer les bonbons pour pas crever toute vidée
D'une année annuelle saisonnière journalière
Routinière.
Subtilité voilée menacée de misère
Délicatesse d'une vie violée, voilée,volée
Qui demande à partir sans souvenir pour sourire.
Peut-être.
Réchauffée par le bois qui chante la mort
Mort mort mord mord mord
Entre le pouce et l'index
Pour mordre plus longtemps.
Trépassée par la morsure de rage
Que l'on se fait soi-même
Dans un lac de larmes et de gémirs.

Rappeler le passé plus vieux que la naissance
Vivre intence une naisssance de circonstance
Un pacte de vie avec la mort de dans du des âmes
Qui baptise enfer bon soulagement
Et mourir de froidure
En écoutant Gerry*
Sa voix chaude qui réchauffe
Depuis trop d'heures déjà.

Un rot qui digère par devant derrière
Le passé le présent la fuite
Attaque
Morsure à la gorge au rouge-gorge
Qui dégorge de chair fraîche neuve
Veuve
Veuve et vieille
Jeune et seule
Je préfère sûrement quelque chose : …
Un beau matin ensoleillé
qu'on attendait depuis l'après-souper.

Il va faire beau demain le rose du ciel le dit.

Tripes déchirées
Souffle court, inondations
Cataplasmes, carcasses, grimaces
Nés pour enterrer le désespoir d'un soir
Et rire un peu et tenir éveillée
Cette endormiration qui s'endort
Cette attac attactivation de mots-tons
Accapariction accaparition apparition
D'illusionistes fraudeurs de mal au cœurs.

Tout autour du rosier
On étendait la merde de mouton
Afin que ses péales soient les plus grasses
du voisinage.

Pisse sur mon tapis de vie géant volant
Que je dirige tes pistes
à travers mots et maux mers et monts
Loin, dans les bois où les Elfes
Apprennent à rire aux grands.
Aux malheureux
Aux solitaires
Aux vagabons
Aux farouches évadés.

Vers l'oublie qui fait revenir le sourie
Où le soleil retient
Et les rests, restes, responsss, responsabili lit lit alitées
Téméraires absurdes amères et épuisantes
de la révolte naissante
Pire qu'une soirée dansante
Un bal … et un petite princesse violée, volée.

Mais qu'est-ce qui arrive ?
Avec un sourire une souris
En coin, dans l'coin?
Tue tue tue-mouche
Et une bonne douche froide.

Qui est-ce qui applaudit
les oreilles rosées de gêne et de fièvre?








gerry boulet :( hommage à gerry qui a bercé ces jours sombres ... et bien d'autres encore )
Né à Saint-Jean-sur-Richelieu, fils d'un camionneur, Gérald « Gerry » Boulet grandit dans cette petite ville au sud de Montréal. D'une famille modeste, il développe son goût pour la musique vers l'âge de dix ans.
Il quitte l'école à l'âge de douze ans par manque de discipline. La même année, il commence sa carrière musicale avec son frère, Denis. En 1966, il s'intègre à un groupe appelé Les Gants Blancs dirigé par Jean-Paul Brodeur.
Le 24 juin 1968, Gerry épouse Denise Croteau à Victoriaville. Elle était alors enceinte de Justin à qui elle donnera naissance le 12 novembre. Gerry connaît des problèmes de drogue en 1968. En 1969, il joue dansOffenbach, les anciens Gants Blancs. Sa vie est parallèle à l'histoire du groupe. Son style musical unit la langue française avec le rock américainMichel Rivard et Plume Latraverse collaborent avec lui.
Le 19 juin 1981, c'est la naissance du deuxième enfant de Gerry et Denise, Marianne, même si Gerry était maintenant avec Françoise Faraldo depuis plusieurs années déjà. Le 28 février 1982, le 1er enfant avec Françoise voit le jour (Julie).
Le groupe Offenbach se sépare en 1985 et ce n'est qu'après cette dissolution qu'il poursuit une carrière en solo, déjà amorcée en 1984, avec l'album Presque 40 ans de Blues, qui n'est pas sans intérêt, mais qui n'avait pas marché à l'époque. Breen LeBoeuf et Johnny Gravel l'aident dans ses tournées. Il chante notamment en duo avec Marjo pour la chanson Avec les Yeux du Cœur .
Publié en 1988, son album Rendez-vous doux s'avère un véritable succès en termes de ventes. En 1989, Gerry gagne trois prix Félix au Gala de l'ADISQ. Le succès populaire arrive dans sa vie alors que la maladie qui l'afflige depuis 2 ans finit par le rattraper. La tournée de spectacles de Rendez-vous doux prendra fin plus rapidement que prévu à l'automne '89. Gerry Boulet doit alors se soumettre à divers traitements. Après avoir lutté contre le cancer du côlon, il meurt le , dans sa maison de Longueuil. La même année, Boulet reçoit un autre Félix à titre posthume.
Le chanteur québécois Philippe Proulx (Pépé et sa guitare) lui rend hommage dans la chanson "Toué tu l'as" sur l'album "Fakek' Choz" en 2005.

MA ROSE


vendredi 25 avril 2014

Écrire ensemble - Le blog: Petit inecte deviendra grand par Doris Sullivan

Écrire ensemble - Le blog: Petit inecte deviendra grand par Doris Sullivan

VOUS NE M'AVIEZ PAS DIT LIBERTÉ

  

Vous ne m'avez pas dit comme serait bon


Vous m'avez dit que mes poumons redeviendraient roses
vous m'avez dit que mon souffle moins court ...
vous m'avez dit un plus beau teint
assuré une meilleure santé.

Vous m'avez menacé d'une vie écourtée
vous m'avez menacé d'une mort douloureuse
vous m'avez menacé d'avoir aux derniers jours,
pour compagnon une bonbonne d'oxigène
et un hôpital froid comme maison.

Vous avez essayé les prommesses
avez tentez de m'acheter
de m'apeurer
de me décourager
mais rien n'y faisait, elle s'accrochait à ma vie
que je lui dise non que je lui dise oui.

Mais pourquoi pourquoi
ne m'avez-vous pas dit
comme il serait bon
mais bon
mais o combien bon
si bon
bon bon
bonbon ….

Bon à s'élever ver un horizon plus loin
une force majeure une voix éclatante
prononcée et poussée plus loin dans le vent
tel un ordre au bonheur, à la liberté.

Vous ne m'avez pas dit l'envol
l'énergie propulsant l'émoi
vous ne m'avez pas dit les enfants
heureux de nous voir renaitre
rajeunir courir rêver bâtir
plus vite maintenant
plus grand sûrement
plus longtemps assurément.

Vous ne m'avez pas dit le bonheur
établissant chez-moi demeure
le bonheur de cette liberté
cette liberté que ne peu plus se taire
trop réjouie de cet air frais
cet air qui m'emporte, se faufilant sous mes ailes,
se reflétant dans mes mots, dans mes gestes.

Vous ne m'avez pas dit
les épaules allégées d'un fardeau si longtemps masqué
qu'on l'oublie tout à fait tant on ne le voit plus
fardeau fardé de besoins, de désirs
fardeau projettant l'image de soulagement
alors que, au fond il en rajoute un peu plus
de jour en jour, subtilement
hypocrite, au service de maitre de la servitude.

CE GRAND MAÎTRE QUI DOMINE AUJOURD'HUI
À GAUCHE À DROITE
DE GAUCHE DE DROITE

MES GRANDS-MÈRES JOSÉPHINE ET OBÉLINE
EMPORTEZ -MOI DANS LA SIMPLICITÉ DE VOS VIES
OÙ VOUS, SIMPLEMENT RÉJOUIES ...

RÉJOUIES DE VOIR LES ARRIERES ARRIERES ARRIERES ARRIERES
PETITS PETITS ENFANTS QUI ALLAIENT DEVANT ….
PROTÉGEANTS VOS ARRIERES …

DEVANT DEVANT … VOUS NE M'AVEZ PAS DIT
COMMME LA FORCE DE MES POUVOIRS AMPLIFIÉE
VOUS NE M'AVEZ PAS DIT NE M'AVEZ PAS DIT

VOUS NE M'AVEZ PAS DIT QUE MES POUVOIRS DÉCUPLÉS
POURRAIENT CHANGER LE MONDE!


ET VIVE LA VIE
MORT À LA SURVIE!

Libérée de cette légère fumée blanche qui endormait les neuronnes magiques de la …
femme juste, rebelle qui sommeillait attendant son temps,
avec sa force latente trop heureuse de se mouvoir enfin
afin de s'étirer jusqu'à l'impossible ….

Vous avez perdu mon amour
par votre corruption sans horizon
vous avez perdu ma confiance
par vos mensonges, trahisons.

Je vous ai aimé
jusqu'à ce que trop de souffrances inutiles
vautour de ce monde qui gaspillez à outrance
mangeant et les tous petits et les survivants

survivants de cet esclavage qui assez a duré
et je déclare la guerre à l'injustice

Je fais le grand ménage
dans tous les racoins qui s'offriront
sur mon parcours …

Je me fais fi de vos promesses
je me fais fi de vos menaces,
la souplesse de ma droiture
portera haut et fort la voix

de l'infortuné
de l'illettré
de l'affamé
du soumis

de l'exploité
du méprisé
du faible
de l'affligé
du condamné
du désespéré

de l'aliéné
de l'axphésié
de l'étouffé
du déprimé
du léthargique névrotique
que vous avez créé.


Ça valait vraiment la peine de faire le saut
de la mettre dehors, de plonger dans l'abstinence de cette fumée blanche
dont vous m'aviez dit, toute petite encore, que la vie serait plus belle avec,
vous m'aviez bonbardez de pubs me disant comme elle serait bonne pour moi,
cette cigarette qui vous a enrichit et vous enrichit encore
puisque vous la fabriquez, la distribuez, la vendez, l'imposez
allant même jusqu'à criminaliser celles ne provenant pas de vos entreprises
ou de celles dont vous avez de l'emprise.

Mes poumons libérés projèteront plus fort
les mots pour vous dénoncer
et ceux pour réveiller
ceux que vous endormez
sous les effluves de votre air empoisonné
de vos drogues dites légales
et de vos mensonges éhontés.






mardi 22 avril 2014

Pourquoi y reste pas ?

J'ai mes petites habitudes et je n'y déroge jamais.
À heure fixe jusque dans les plaisirs.
Les surprises planifiées, attendues, gérées.
Je me le dois.
Si je déroge je glisse.
Dans un tourbillon tout noir de doutes et de peurs .
Sans fond et sans fin.

Ainsi c'est, et c'est comme ça.
J'aimerais bien que la souplesse m'habite, mais non.
Je suis rigide.
Comme le grand chêne qui ne plie pas sous le moindre vent.

Aucune allergie alimentaire
mais temporelle pour sûr !
Si je retarde un repas de 2 heures, je constipe.
Le vendredi c'est le saumon et le dimanche soir c'est le spagatt.
Ca fait des années que c'est ainsi et je vois pas l'utilité de prendre des risques !
Pourquoi j'essaierais un plat que je n'aimerai probablement pas ?

Pareil pour l'habillement
je ne change pas de costume de bain tous les étés
je me suis attachée à mes vieilles bottes d'hiver laçées ...
ça fait au-moins 3-4 années qu'on marche ensemble
et on est encore bien il me semble ...


Si je n'ai pas mon 12 heures de sommeil, je traîne la patte.
Si je rate mon émission d'information du midi, j'angoisse.
Si d'la visite m'arrive par surprise .... pppffff !!!!!
s'rendent compte qui dérangent !!!!!!!!!!

Les commissions, c'est 3 à 5 sinon ... y a trop de monde, les tablettes ne sont pas en ordre.
De 3 à 5, c'est idéal, le changement de personnel.
Celui qui part doit laisser tout bien et celui qui arrive, habituellement vérifie ...
C'est la compétition entre employé et c'est bon pour nous, de 3 à 5 ...
alors les commissions c'est 3 à 5 et c'est ainsi !

Un ami me pose un lapin, c'est l'abandon.
Il change d'idée, trahison !
Pas disponible ?
Impossible s'il avais dit ... pire promis !


Mes petites habitudes je les cajole elle me vont bien
poids santé, teint santé, caca santé ...

la seule chose qui change d'année en année,
que dis-je d'année ? de mois plutôt
de mois en mois, c'est le chum ...

je comprends pas qu'ils ne restent pas
pourtant elles sont bonnes
mes pâtes pis mes pizzas !!!












lundi 24 mars 2014

UN AMOUR IMPOSSIBLE














                                                 

       

 UN AMOUR IMPOSSIBLE



Elle, toute petite, crache sa haine à travers ses dents pointues.
Ses yeux oblongs jettent des regards enflammés vers ce rouvieux qui l'énerve.

Lui, opulent, nerveux, lui fait la cour.
Ses canines blanches glapissent la curiosité qu'elle lui inspire.

Elle, observant ses oreilles tombantes frémissant sous l'excitation,
rêve secrèetemet d'en faire un courtaud vagabond.

Lui, agité, aboie sa force, sa belle allure, ses cuisses musclés, sa supériorité évidente.

Elle, impatiente, courbe l'échine.

D'un bond léger elle s'élance et agrippe son poil rude,
sortant toutes ses griffes afin de bien déchirer la chair ...
puis le sang avertit que le mal est fait.

Lui, le ventre èa terre, dans un hurlement de douleur,
jappe à sa belle que la vengaence sera douce,
que la morsure sera atroce.

Elle, couchée paresseusement, ronronne à son dingo la force de son agilité.


mardi 11 mars 2014

VARIANTES

            
            

 
          

Leur bouche toujours diptères s'abreuvent à nos puits.
Leurs ailes grandes ouvertes, de l'ombre sur nos vies.

Et voilà le reflet et voilà le miroir
Et voilà que soudain, dangereusement belles
et voilà que soudain, dangereusement fortes.

Et l'innocence d'antan, souvenirs perdus
laisse place à l'éclat de grandeur
à cette table garnie de caresses et d'émois
à ces coupes remplies de nos peurs, de nos pleurs.

T'avais raison Ferland, t'avais raison.
Après trente ans ça dépend d'elles,
que sorcières que déesses,
que femme simple de vie simple
elles gardent toutes leurs secrets
leurs magiques formules
celles qui nous mènent aux nues.

Ces nues quelquefois nébuleuses
mais toujours juste à point épicées
d'un grain de volupté.
Ces nues réchauffées du feu de la passion
qui déshabille le cœur et l'âme de toute raison


                     

lundi 10 mars 2014

Le déclin de la race humaine?



Quel monstre sommes-nous, en tant que race humaine, pour créer des êtres capable de destructions massives, d'assassinats collectifs, de complicité silencieuse devant le peuple que les industries ( alimentaire et pharmaceutique aussi) intoxique et de l'aveuglement hypocrite ou peureux que l'on porte à ces faits. J'ai mal au cœur, ça cogne dans ma tête, et lorsque par inadvertance, j'ose entrouvrir une porte vers l'avenir, j'ai peur. Purement et simplement peur.

Au collectif :
Notre jeunesse, massivement désinformée et aveuglée par un milliers de gadget, tous plus inutiles et improductifs les uns que les autres, se déconnecte de la vraie vie, de valeur fondamentale, pour accéder à des besoins tout à fait créer par des adultes, économes cupides et sans conscience, dans le but évidemment d'ajouter quelques zéro à leur capital qui suffirait déjà à nourrir la planète pendant des années.

Lorsque je parle de valeur fondamentale, j'ai l'impression que déjà, quelques jeunes adultes n'ont aucune notion de ce que j'entends.

À force de pouvoir, au quotidien, se racheter des vies virtuelles, la machine (en ce cas : notre cerveau ) en arrive à enregistrer que la vie n'a plus vraiment une grande valeur. Que des milliers de gens crèvent de faim … c'est pas grave, des vies ça se gagne au virtuel !!!!


À l'individuel :
Les petites filles d'autrefois, de petites cendrillons vouées à servir les ainés, les pourvoyeurs, les géniteurs, en toute bonne volonté, en voulant briser ce pattern qui obligeait à l'abnégation, en espérant pour leur progéniture un meilleur avenir qu'une vie de servitude, ont créé les enfants rois. L'intention louable, pour plusieurs par contre, s'est avérée … j'ose le mot, une catastrophe …

Les petites cendrillons sont devenues des princesses, les petits hommes vaillants et responsables de petits princes; pauvres petits princes, pauvres petites princesses à qui on a volé le plaisir du désir, de l'attente … la satisfaction de l'atteindre, de le réaliser; la gratitude envers les opportunités ou les gens qui lui procure tout ça, le petit enfant roi, lui, il ne connait pas. Recevoir avant même que l'idée du désir ne germe … je trouve ça triste, presque pathétique.

Mais ces petits princes, ces petites princesses, aujourd'hui, que sont-elles devenues? Et leurs enfants?
Les parents exigeaient, les enfants obéissaient. Les enfants exigent, les parents obéissent-ils?
Pathétique au carré.

Ces petits enfants rois, sortis du nid parental, comment gèrent-ils maintenant les confrontations de leur vie adulte? Les nons du quotidien qu'un être mature et équilibré se doit de s'imposer à lui-même puisqu'il vit en société? Et si lui aussi veut que sa progéniture garde ses titres de royauté? Comment arrive-t-il à fournir, à suivre le courant de tout ce que la pub offre à son jeune? Et quand le petit roi (ou la petite reine), prendra pour acquis que son privilège est un droit ? Se permettra-t-il de l'exiger? Et de quelle façon? Et à qui?


Aura-t-il appris le sens du mot raisonnable ?

Que se soit collectif ou individuel, une force surnoise s'est emparé du peuple et le manipule
jusque la destruction finale de l'homme …
afin que la planète puisse se regénérer et survivre peut-être.?









samedi 1 mars 2014

MASQUE DE BOUE




MASQUE DE BOUE

Si longtemps perdue dans un lac d'ennui, 
elle tourne en rond, dans son carré de perron  
la cour trop vide rapetisse, comme sa vie qui fuit. 
Puis un beau jour surgit minuit, et elle accepte invitation, 
conférencier plein de passion, lui promet renaisssance, paradis .. et que veut-elle encore?  
Elle n'a qu'à venir, entrer dans la danse …

Coincée dans la grande salle froide, 
recroquevillée dans un coin peu éclairé 
comme toujours, toute timide toute gênée, 
elle entend des sons, murmurés puis chantés
Elle ferme les yeux, se contentant de peu.  
Il lui pardonne ses défauts, et deux et trois qu'importe, 
il partage ses gourmandises, il aime son exéma!
Et soudain, vient la rupture du son, le coup de foudre, la passion!
Il lui présente son point G,  sa beauté, ses frissons, 
lui promet liberté, porte vers l'éternité 
lui affirmant qu'outre bon manger, bon boire, et bon baiser, 
il y a meilleur à voir caché dans noir tiroir.  

Il fouille sa lingerie, la fait rougir du nez,
dévoilant plein d'audace, ses rêves ses fantasmes.  
Il découvre en hiver, une chaleur intense 
qui couvait quelque part, blottie dans un rempart.
Il y avait si longtemps que de tels mots d'amour ne lui avaient fait cour …
Il la fait grandir sans même la frôler.  
Il la fait rêvver sans même l'endormir.
Elle se met à valser, de congrès en sessions, 
emplit son agenda de rendez-vous galant. 
Il devient sa passion. 
Elle accepte aisément toutes ses absolutions
et avoue même sans gêne son voyeurisme effronté! 
Ils sont si beau, le facteur et le boucher!!
Découvrir son vrai moi, lui procure tout émoi.  
La beauté des choses si longtemps cachées 
jamais si bien dites n'avait jamais été, 
ajoutant aux sorties de madame un grain de poésie,
semant pour ses vieux jours un peu de nostalgie. 
Elle boit la parole et comprend le discours, 
elle ressent tous les tons et frissonne sous les sons, 
elle acceuille sans compter, cette pure volupté.

Elle caresse sans pudeur et ce, pendant des heures, 
tous les mots flatteurs de ce bel imposteur
et confie son âme à cet éloquent tricheur, 
qui la reconnaît et puis, la respecte comme bon joueur.
Elle lui glisse ses regards qu'il capture en passant, 
dans une entente tacite, silencieuse, furtive presque secrète.

Mais le respect a t il des masques, qu'il prêterait à quelques rapaces? 
Ou ne serait-ce que faussaires, réussissant coup de maître?

Serrant tout contre elle, livres neufs et cassettes, 
se fiche éperdument de leur coût exorbitant 
n'a-t-elle pas la joie des  reliures neuves aux images si belles, 
et de l'odeur de l'encre encore toute fraîche?  
N'a-t-elle pas le plaisir, d'entre tous ses plaisirs, 
d'entendre sa voix chaude encore et encore, 
jusqu'au pays sublime, celui qu'on imagine.

Mais le respect a t il des masques, qu'il prêterait à quelques rapaces? 
Ou ne serait-ce que faussaires, réussissant coup de maître?

Elle trouve son nid très humble, tout-de-même douillet 
empli de solitude, sans trace d'amertume, 
elle viole la douillette, insère la cassette, 
qui elle à son tour, viole le silence...  si intense.
Elle ouvre son livre neuf, aux odeurs d'encre douce, 
flatte les pages glacées, jamais encore tournées
De faux bruits de paradis dissimulent l'ennui, 
jusqu'à demain matin peut-être demain midi.

Et quand commenceront à danser lettres noires, 
la cassette elle, tournera, jusqu'à l'endormitoire...
Et quand commenceront ...

Mais le respect a t il des masques, qu'il prêterait à quelques rapaces? 
Ou ne serait-ce que faussaires, réussissant coup de maître?




vendredi 21 février 2014

ARRÊT ! STOP ! WOW !


ARRÊT! SROPT! WOW!


Juste un jour de paix
où les asssoiffés s'abreuveraient
où les faméliques devant un buffet
et les sans-abris sous un toît.
Où les dominateurs céderaient quelques privilèges
quelques miettes de leurs tables somptueuses,
au peuple asservi à ses caprices cupides.



Juste un jour d'amour où les vautours
protégeraient de leurs ailes fortes
l'oisillon menu, l'affamé maigrelet,
le vieillard fatigué, résigné,
qui ne peut plus combattre,
n'ayant de force 
                                                        que pour survivre.







Juste un jour 
pour nous insuffler le plaisir
d'un espoir à venir, 
d'une main à offrir.


Juste un petit tour pour nous guider
loin de l'horreur du désamour
qui gagne du terrain d'heure en leurre.


Juste un jour tout petit
le plus court de l'hiver s'il faut
un ptit jour d'éveil et de réveil
pour arrêter la ronde infernale,
repartir le monde sur un chant de communion,
une note de partage, un air de bienveillance.
Que cessent les prières et les grinchements de dents
faisant place aux gestes qui se manifestent,
aux actions qui suivent les paroles,
et nourrissent les espoirs.







!!!